mardi 14 octobre 2008

Séville à Cordoue

Bien sur comme c’est un hôtel fréquenté par des groupes d’étudiantes, elles ont passé la soirée à courir d’une chambre à l’autre a travers le patio pour se montrer leurs robes et leurs maquillages, la soirée a donc été bruyante. Quand elles sont parties on n’entendait plus que les passants dans la rue a travers les minces portes fenêtres (a l’époque de la construction le double vitrage n’avait pas encore été inventé.
Comme l’hôtel ne sert aucune forme de petits déjeuner, nous prenons nos affaires pour les porter dans le coffre de la voiture (elle est toujours là mais de plus en plus couverte de marques dues à la pluie. Il y a juste en face un « café des indias » (c’est une chaîne assez présente ici) spécialiste en desayunos. Il ne faut pas oublier que du temps de la splendeur de Séville, les indes c’était les territoires découverts par Christophe Colomb !
Le garçon de café s’emble s’être couché très tôt ce matin car il n’a pas les yeux en face des trous. De plus ils prend la commande sur papier en 10 secondes puis passe 2 minutes la saisir sur l’écran tactile de son PC. Les consommateurs sont tous assez énervés et le poursuivent jusque devant son PC pour lui réclamer du sucre ou lui régler l’addition. Nous réussissons qd même à avoir notre petit dej et même à le payer.
La cathédrale est monumentale, nous avons la chance en plus de la visiter au moment ou il sa la messe ponctuée de morceaux d’orgue. Il y a un grand nombre de prêtres pour officier : certains sont dans le cœur devant le public des fidèles et d’autres sont derrière dans une sorte de cœur annexe qui est située au milieu de la cathédrale.

Après avoir consulté le plan nous partons vers la plaza de Espagne qui se révèle… beaucoup plus loin qu’on ne croyait au point qu’on mettra bien 20 mn pour y arriver. Au passage nous longeons hôtel Alphonse XIII qui est un véritable Palace et l’université de Séville qui est hebergée dans des locaux magnifiques de la même époque.

La place d’Espana est un beau demi cercle de 200 mètres de diamètre, représentatif de l’art andalou avec des constructions en briques et des azulejos a tour de bras. Au milieu court un large canal, également en demi cercle, qui est franchi ^par quatre très jolie ponts d’inspiration japonaise par leur forme et de réalisations Andalouse par leur tons bleus et blancs de balustrades (en azulejos bien entendu).

Nous revenons par une (longue) promenade le long du Guadalquivir. Les quais sont très larges, il ne faut pas oublier que Séville était un grand port ou bordaient tous les bateaux qui revenaient des indes et qui remontaient le guadalquivir pour décharger a Séville.
Nous reprenons la voiture, bien sur un « gardien « nous explique qu’il l’a surveillée nuit et jour en notre absence. Nous lui donnons 1 € en lui disant que c’est pour l’aider pas parce qu’on croie qu’il l’ai fait. Il y a plein de « gardiens » qui se place en face des p^lace vides et vous « aident » a vous garer et vous promettent de surveiller la voiture en votre absence. On en a même vu un qui était vêtu d’une sorte d’uniforme bleu marine qui lui donnait un air très officiel.
Nous reprenons la route vers Cordoue en marquant un arrêt à Carmona. Le Routard recommande le « bar de la plaza » net sa paella du dimanche. Justement on est dimanche : la paella n’est pas terrible. On aurait mieux fait de prendre l’assortiment maison de tapas que nos voisins Anglais ont pris, il a l’air sympa.
Le bled est joli mais très simple, on y croise bien sur au moins un mariage qui sort de l’un des nombreuses églises de la ville.
Autovia vers Cordoue très calme. En arrivent on voit tout de suite que le stationnement dans la veille ville est difficile, on a la chance de trouver un stationnement pratiquement correct et on réserve sans recherches excessives une chambre a l’hôtel « el triumfo »qui se trouve près de la place du même nom. Hôtel est sympa mais il s’avérera qu’il est placé en plein centre animé et qu’on entendra très tard dans la nuit les gens qui parlent fort dans la rue (ici aussi la technologie du double vitrage voire de la fenêtre qui ferme de façon étanche ne sont pas mises en œuvre).
Nous traversons le pont romain qui a été construit sous Auguste puis reconstruit plusieurs fois au cours des siècles. C’est un magnifique pont de pierre entièrement piétonnier. Le contraste est saisissant ente la taille des piliers avec leur étrave de plusieurs mètres de long construits pour résister a des rues du type « ouverture de la mer morte par Moise » dans le film de Cecile B De Mille et le mince filet d’eau qui coule dessous. Les arabes avaient construits trois moulins a eau au milieu de la rivière, l’un d’entre eux a été restauré récemment.

La veille ville est pleine de bar a tapas pour touristes avec des prix adéquats. Si nous appliquons notre critère de qualification des bar a tapas ca d : plus de 50% des clients sont espagnols et doit y avoir au moins trois serveurs derrière le bar, aucun n’est éligible.
Nous remontons au dessus de la veille ville et nous arrivons dans une partie plus moderne avec des rues plus larges et une grande place pleine de locaux. Nous trouvons dans une rue près de la place centrale une bodega qui correspond parfaitement aux critères : il a 90% d’espagnols et 4 serveurs en salle. Les tapas sont excellentes, nous goûtons de la bière, du PedroXimenes ( un cépage tres doux qui entre dans le malaga) et du « fino » un vin sec accompagné de calamars, sepia, verdure a la plancha et même … tortilla espagnola.

Nous re descendons a hôtel, heureusement que la rue est en pente par ce qu’on est vraiment crevés. On lira dans la doc de hôtel que c’était le siège de l’inquisition à Cordoue. C’est moins les fantômes de l’inquisition qui nous empêcheront de dormir que les bruits de la rue et la mauvaise insonorisation de hôtel

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