lundi 6 octobre 2008

Grenade a Malaga

Apres la journée d'hier et les tapas du soir (Elisabeth a refusé de boire son dernier moscatel, j'ai du m'en occuper) la nuit a été sereine. Dés qu'on reste deux jours à l'hôtel on a tendance à s’installer, le départ tient donc du déménagement et de la fuite devant l'orage Apparemment on n'a rien oublié.
La voiture est toujours juste devant la porte mais couverte de poussière. Le bagagiste demande l'air inquiet "su coche es cerca ? ( trad : votre voiture est proche ? car il a peur de marcher 200M ) on lui dit l'air décontracté : "juste la devant" il est impressionné.
Pour se mettre en version décapotable, mon bagage passe sur la banquette arrière, et c'est parti !
Au bout d'un Km Elisabeth veut fermer le toit : soi disant il fait 14°c, on s'arrête et on ferme : c'est vrai que c'est moins pole nord. Nous traversons une zone de paysages typiques : cailloux collines et qq. arbrisseaux
Nous nous arrêtons à Solobrina un village qui a gardé son caractére et ses habitants d'origine mais pas mal de touristes.
Une taverne super typique avec de jambons au plafond et une déco pure andalous (fer forgé, tonneaux, chapeaux) nous attire. Nous démarrons par des "callos" (tripes andalouses) qui sont excellentes accompagnées de "vino de la zona". Le patron, assez âgé, semble en mauvais état, il est assis dan un coin, se lève et marche avec difficulté puis retourne dans son coin.
Il n'y a personne dans le resto, nous saurons peut être pourquoi plus tard.
Nous félicitons le cuisinier qui nous regarde pour ses "callos", il est très content, et nous lui commandons des "boquerones a la plancha" que nous attendons avec impatience.
Hélas les boqerones sentent le "pas frais du tout " et la première bouchée que je tente à un goût a éviter. Je demande l'addition au garçon qui accourt d'un air inquiet "que passa ?", on lui montre les plats, il repart avec à la cuisine. L'honneur hidalgo a été froissé (c’est indéfroissable) il nous présente l'adition sans compter les boquerones (l’honneur est sauf !) nous payons et partons.

Nous marquons une pause dans un village qui est le "balcon de l'Europe" ( la communauté Européenne a financé pas mal de choses par ici soit disant parce que c'était sous développé mais surtout par ce que les espagnols se sont bien placés dans les instances européennes
Nous voyons seulement une urbanisation intensive avec quelque jolies maisons basses ou les propriétaires on utilisé la moindre opportunité de mettre des "azulejos" : contremarches, base des murs, balcons. c'est agrémenté avec du fer forgé a foison. C'est assez joli mais c'est comme les churros au chocolat , il ne faut pas en abuser.

Nous arrivons à Malaga, l'hôtel qui paraissait super sur internet est assez moche, les chambres sont modernes mais petites et la notre donne sur la cour (le mur d'en face est à trois metres).
Nous sommes dans le quartier du port : quelques femmes seules attendent le prince charmant au coin des rues, des magasins aux vitres opaques ont des grands X sur la vitrine.
Le plan de Malaga est assez simple: en face du port la veille ville avec un passeo hyper ringard qui n'a pas changé depuis 1870 . A gauche, juste après le pont, c'est brusquement une urbanisation moderne de bâtiments construits depuis les années 70 à nos jours. A droite du Paseo une prolongation de Rambla très belle avec des rangées de palmier, des jardins publics et des bouquinistes.

Le coeur de la veille ville est la "calle Larios" , les champs elysées de malaga qui va du passéo a la place de la constitucion. comme c'est samedi soir le "malaguens" parcourent inlassablement la rue ils sont habillés très chic , comme on le fait pour sortir le soir dans les pays du sud, ils saluent les amis et connaissance. Les jeunes et très jeunes (a partir de 13, 14 ans) sont plutôt attroupés près du paseo, les plus aisés (qui sont quelquefois moins jeunes et plus fatigués) sont assis au terrasses des cafés chics. La rue est parsemée de marchands d'amendes qui ont l'air d'apporter les produits directement de la "huerta" dans la montagne. On y trouve aussi des gens qui font le spectacle, comme un qui est entièrement recouvert de papier journal y compris son visage et son chapeau, il a coté un fauteuil recouvert de papier journal, les touristes s'assoient sur le fauteuil pour la photo et lui donnent une pièce.


De retour vers l'hôtel, Elisabeth sent un frôlement sur son sac a dos et un garçon équivoque qui la collait de près se met a nous insulter et nous dépasse en gesticulant. qd je lui demande ce qui va pas , il me fait un geste obscène de la longueur du bras et dit "comme ça" , l'interprétation du sens est libre.
A l'hôtel et dodo.

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