mercredi 22 octobre 2008

Introduction...



Le mois d'octobre est une bonne période pour visiter l'Andalousie.
La température est encore agréable. Les hordes de vacanciers sont retournés a leur dur labeur pour préparer la prochaine invasion estivale, les autochtones sont plus accueillants.
Coté Méditerranée le ciel est encore bleu et dégagé, coté Atlantique l'air est plus humide et les averses ne sont pas rares.
Nous sommes descendu en voiture le long de la cote est et avons parcouru l'Andalousie d'est en ouest en suivant le plus souvent la cote. Enfin nous sommes remontés par Madrid.
Comme tous les blogs celui ci est en chronologie inverse.
Si vous voulez suivre l'histoire a l'endroit il faut donc partir du message le plus ancien en cliquant ici
Puis a suivre l'itinéraire sur la droite de la page .




mardi 21 octobre 2008

Un jour à Madrid

Mardi 14 octobre
Madrid
Petit déj au Starbucks caffé –ça nous rappelle Kuala Lumpur où nous avait emmenés David, sous les tours Pétronas.

Visite du palais présidentiel. Nous demandons une visite en français et là, oh chance, nous étions seuls avec la guide. Qui de plus était passionnante,et avec un accent du sud de la France.
Léger incident avec un groupe de jeunes du nord (suédois ?). La guide les remet en place et nous poursuivons notre visite particulière.
Restau sur la Plaza Mayor (paella et zarzuella) et nouvel hôtel tout près de cette place- gare au bruit ! Bizarre, hôtel au 3ème étage et encore un bruyant avec beaucoup de jeunes français.
Après une soirée de nouveau, de tapas, de marche, un PV à 90€ (on espère qu’ils ne vont pas nous retrouver !), on est crevés.
Cerise sur le gateau, notre voisine nous réveille à 5h du mat avec sa douche …

Il est temps de repartir
Alors départ vers le nord et …la frontière française. L’Andalousie est déjà bien loin …

Cordoue a Madrid

Lundi octobre
Réveil à Cordoba.
Mal dormis ; les lits étaient petits ; la chambre bruyante ; les fenêtres fermaient mal et les Espagnols parlent fort dans la rue.
Ou peut-être les fantômes de l’Inquisition sont-ils venus nous visiter…
On s’est levés très tôt et pour une fois le petit déjeuner était très simple : pain grillé et madeleine.
A 9 heures, nous quittons cet hôtel sans regret pour aller visiter la mosquée de Cordoue.
Nous savons que la visite est gratuite jusqu’à 10h et déjà pas mal de touristes sont là pour en profiter.
Entrée par un petit jardin planté d’orangers ; nous passons une grande porte et là ….
Merveille
Superbe monument immense
C’est une mosquée aux arches blanc et brique très hautes qui s’étend à perte de vue et de plus à l’intérieur, est imbriquée une cathédrale.
Autant dire qu’elle est noyée dans la mosquée mais l’ensemble est très beau et reposant.
En sortant, sur un oranger, on a photographié une colombe blanche sur un olivier …on peut rêver mais on a des preuves !!! (voir les photos)

Après cela, nous sommes partis visiter la vieille ville, les petites rues. Au détour d’une ruelle, dans une petite boutique sympathique, nous avons acheté des azulejos – bleus bien sûr.
Et en fin départ pour Madrid (4OO km)

Les paysages sont désertiques ; nous cherchons un restau , genre « routier » au bord de la route. Après plusieurs arrêts, nous en trouvons un, plutôt montagnard, qui sert en autre du cerf. Quand on repart, la foule attend pour manger. Encore qqs achats ( huile d’olive, « ensailmada » (gâteau aux cheveux d’ange connu que par qqs initiés)

On s’arrête vers 4h (je m’endors au volant) il est temps de prendre un café !
On en profite pour réserver un hôtel. Ce sera un bien ; 2 mauvaises nuits, ça suffit !
On trouve le Lusso près du centre ville, pas cher mais sans petit déj.

Arrivée à Madrid : on se perd, on tourne autour de la ville (oui,oui , on a un GPS) avant de trouver l’hôtel.
Le soir départ pour trouver un bar à tapas dont me parle Yvon depuis plusieurs années.
Et là, on marche, on cherche. Impossible de retrouver le bar et même la rue.
Yvon a des sueurs froides se croyant atteint de la maladie d’Alzheimer, répète « c’est pas possible, ils n’ont pas tout détruits ! »
Et si on allait voir de l’autre côté de la place ? Et là Euréka, on a trouvé.Le petit bar est devenu un bar à touristes comme toute la rue. Décevant !
Retour à l’hôtel.
On regarde pour rester le lendemain ; le prix a doublé.
On cherchera ailleurs.

mardi 14 octobre 2008

Album Photos Séville a Courdoue

Voici les photos de seville a cordoue

Séville à Cordoue

Bien sur comme c’est un hôtel fréquenté par des groupes d’étudiantes, elles ont passé la soirée à courir d’une chambre à l’autre a travers le patio pour se montrer leurs robes et leurs maquillages, la soirée a donc été bruyante. Quand elles sont parties on n’entendait plus que les passants dans la rue a travers les minces portes fenêtres (a l’époque de la construction le double vitrage n’avait pas encore été inventé.
Comme l’hôtel ne sert aucune forme de petits déjeuner, nous prenons nos affaires pour les porter dans le coffre de la voiture (elle est toujours là mais de plus en plus couverte de marques dues à la pluie. Il y a juste en face un « café des indias » (c’est une chaîne assez présente ici) spécialiste en desayunos. Il ne faut pas oublier que du temps de la splendeur de Séville, les indes c’était les territoires découverts par Christophe Colomb !
Le garçon de café s’emble s’être couché très tôt ce matin car il n’a pas les yeux en face des trous. De plus ils prend la commande sur papier en 10 secondes puis passe 2 minutes la saisir sur l’écran tactile de son PC. Les consommateurs sont tous assez énervés et le poursuivent jusque devant son PC pour lui réclamer du sucre ou lui régler l’addition. Nous réussissons qd même à avoir notre petit dej et même à le payer.
La cathédrale est monumentale, nous avons la chance en plus de la visiter au moment ou il sa la messe ponctuée de morceaux d’orgue. Il y a un grand nombre de prêtres pour officier : certains sont dans le cœur devant le public des fidèles et d’autres sont derrière dans une sorte de cœur annexe qui est située au milieu de la cathédrale.

Après avoir consulté le plan nous partons vers la plaza de Espagne qui se révèle… beaucoup plus loin qu’on ne croyait au point qu’on mettra bien 20 mn pour y arriver. Au passage nous longeons hôtel Alphonse XIII qui est un véritable Palace et l’université de Séville qui est hebergée dans des locaux magnifiques de la même époque.

La place d’Espana est un beau demi cercle de 200 mètres de diamètre, représentatif de l’art andalou avec des constructions en briques et des azulejos a tour de bras. Au milieu court un large canal, également en demi cercle, qui est franchi ^par quatre très jolie ponts d’inspiration japonaise par leur forme et de réalisations Andalouse par leur tons bleus et blancs de balustrades (en azulejos bien entendu).

Nous revenons par une (longue) promenade le long du Guadalquivir. Les quais sont très larges, il ne faut pas oublier que Séville était un grand port ou bordaient tous les bateaux qui revenaient des indes et qui remontaient le guadalquivir pour décharger a Séville.
Nous reprenons la voiture, bien sur un « gardien « nous explique qu’il l’a surveillée nuit et jour en notre absence. Nous lui donnons 1 € en lui disant que c’est pour l’aider pas parce qu’on croie qu’il l’ai fait. Il y a plein de « gardiens » qui se place en face des p^lace vides et vous « aident » a vous garer et vous promettent de surveiller la voiture en votre absence. On en a même vu un qui était vêtu d’une sorte d’uniforme bleu marine qui lui donnait un air très officiel.
Nous reprenons la route vers Cordoue en marquant un arrêt à Carmona. Le Routard recommande le « bar de la plaza » net sa paella du dimanche. Justement on est dimanche : la paella n’est pas terrible. On aurait mieux fait de prendre l’assortiment maison de tapas que nos voisins Anglais ont pris, il a l’air sympa.
Le bled est joli mais très simple, on y croise bien sur au moins un mariage qui sort de l’un des nombreuses églises de la ville.
Autovia vers Cordoue très calme. En arrivent on voit tout de suite que le stationnement dans la veille ville est difficile, on a la chance de trouver un stationnement pratiquement correct et on réserve sans recherches excessives une chambre a l’hôtel « el triumfo »qui se trouve près de la place du même nom. Hôtel est sympa mais il s’avérera qu’il est placé en plein centre animé et qu’on entendra très tard dans la nuit les gens qui parlent fort dans la rue (ici aussi la technologie du double vitrage voire de la fenêtre qui ferme de façon étanche ne sont pas mises en œuvre).
Nous traversons le pont romain qui a été construit sous Auguste puis reconstruit plusieurs fois au cours des siècles. C’est un magnifique pont de pierre entièrement piétonnier. Le contraste est saisissant ente la taille des piliers avec leur étrave de plusieurs mètres de long construits pour résister a des rues du type « ouverture de la mer morte par Moise » dans le film de Cecile B De Mille et le mince filet d’eau qui coule dessous. Les arabes avaient construits trois moulins a eau au milieu de la rivière, l’un d’entre eux a été restauré récemment.

La veille ville est pleine de bar a tapas pour touristes avec des prix adéquats. Si nous appliquons notre critère de qualification des bar a tapas ca d : plus de 50% des clients sont espagnols et doit y avoir au moins trois serveurs derrière le bar, aucun n’est éligible.
Nous remontons au dessus de la veille ville et nous arrivons dans une partie plus moderne avec des rues plus larges et une grande place pleine de locaux. Nous trouvons dans une rue près de la place centrale une bodega qui correspond parfaitement aux critères : il a 90% d’espagnols et 4 serveurs en salle. Les tapas sont excellentes, nous goûtons de la bière, du PedroXimenes ( un cépage tres doux qui entre dans le malaga) et du « fino » un vin sec accompagné de calamars, sepia, verdure a la plancha et même … tortilla espagnola.

Nous re descendons a hôtel, heureusement que la rue est en pente par ce qu’on est vraiment crevés. On lira dans la doc de hôtel que c’était le siège de l’inquisition à Cordoue. C’est moins les fantômes de l’inquisition qui nous empêcheront de dormir que les bruits de la rue et la mauvaise insonorisation de hôtel

samedi 11 octobre 2008

Un jour a séville

Ce matin il pleut a verse , du jamais vu depuis le départ au point qu’il faut reculer la voiture v a l’abri de l’auvent de l’hôtel pour la charger sinon c’est la douche intégrale.
Nous avons réservé sur booking hôtel Zaida, il est en plein centre ville avec un patio andalou et des arcades style Alhambra de grenade.
Nous avons réussi a nous garer a coté avenue de los Reyes, comme nous ne voulons pas trimbaler les bagages a travers les rues de la veille ville nous avons préparé un sac a dos avec les vêtements et les affaires de toilette pour la journée, nous laissons tout le reste dans le coffre.
L’Hôtel est conforme aux images sur internet, nous avons une très belle chambre ‘ déco style monacal) attentes chambre avec balcon clos par une cage fer forgé donnant sur la rue
Nous partons visiter l’Alcazar, il y a tout près la Plaza nueva avec statue à cheval de alphonso n le roi qui a reconquis l’Andalousie sur les maures (c’est au moins aussi important que 1789 pour nous) par inadvertance la statue magnifique côtoie des sculptures hyper modernes moches bien montrer que sous le terme d’ »art » on peut abriter le pire et le meilleur. Il y a un tram Hyper moderne qui ressemble à un TGV urbain.
Nous visitons l’Alcazar qui est un ensemble de palais très abouti, c’est la déco des palais Nasrides de Grenade remis dans le cadre de plafonds a 7m de haut et de pièces immense.

On croise toutes les 5 minutes des couple de jeune mariés (on a vu au moins 6 ou 7) avec leur photographe. Le top semble être de faire ses photos de mariage dans les palais de l’alcazar, le e supérieur a 30.
L’accès baux jardins est fermé à cause orages de la veille qui se poursuivent par intermittence.

Sur le chemin du retour nous achetons une spécialité de pâtisserie espagnole le « cabello de angel » ( le cheveu d’ange)
Nous parvenons a hôtel fourbus après 3h de marche, vers 15h. Nous pensons nous reposer qq minutes et repartons donc vers 17h !

Comme nous sommes maintenant parfaitement a l’heure espagnole, nous allons donc prendre notre café et gâteau à, la fameuse pastelleria « la campana » : il faut prendre un numéro pour faire la queue ou jouer des coudes pour une place au comptoir.
Cap au nord pour visiter « alameda » les allées d’hercule , au sud il y deux statue sur deux hautes colonne au sud c’est visiblement Hercule et un empereur romain, au nord ce sont deux lions.
Comme souvent les quartier Nord des grandes villes, c’est un coin mal entretenu et un peu délaissé.
Nous revenons vers le centre ville par une rue jalonnée d’églises on l’on célèbre encore de nombreux mariages. Soit c’est la saison des mariages soit les gens se marient plusieurs fois dans leur vie de couple.
Après un repos justifié a hôtel , je crois aussi qu’on commence a être fatigué de notre rythme quotidien de 4 a 5 heures de marche par jour, on repart vers 20H45 ( vraiment l’heure espagnole pour dîner rapidement de tapas pas trop loin.
Dans la rue, un couple d’espagnols nous demande un bon restaurant dans le coin, nous leur faisons un comparatif positionnement /qualité/ prix comme si nous étions la depuis 5 ans.
Le dodo est le bienvenu.

vendredi 10 octobre 2008

De Puerto Santa Maria à Séville

La literie étant super confortable et les lits jumeaux de 2x120cm, le réveil est impeccable.
J’avais repéré la veille la piscine pour faire mes longueurs matinale mais le vent et le froid (7° environ) ont facilement et rapidement raison de mes bonnes résolution
Le petit dej est un buffet royal comme il convient à l’établissement, il y a même des churros, c’est dire ! Toutefois il manque le champagne et le saumon fumé comme au Hilton d’Amsterdam.
Il pleut a verse, du jamais vu depuis le départ, Nous visitons a l'abri d’un parapluie de l’hôtel que nous oublierons de rendre.
Nous prenons l’autovia vers Jerez, c’est la première fois que nous faisons cap au nord depuis le départ et aussi la première fois que nous utilisons les essuie glaces ( hasard ou destinée ; c’est une question de foi).
A Jerez – nous devons forcément visiter des caves de vins de Jerez (on dit aussi Xeres ou Sherry) La fortune de la ville vient de cette industrie qui s’est développée a partir de 1750 environ grâce aux exportation vers l’Angleterre. La plupart des marques de Xeres appartiennent a des groupe de spiritueux a capitaux anglais. Nous nous entrons dans les caves de "Tio pepe "qui est la plus importante, la plus connue et la première en entrant, comme quoi chassez le naturel du blaireau et il revient au Galop.
Il faut payer 10 € juste pour visiter ( si si, il y a plein de blaireaux qui payent.. comme nous). Dès que nous sommes entrés nous voyons que c’était une erreur, la salle d’attente des visite est uns sorte de hall de Gare rempli de retraités en groupe Hagards qui font d’abord la queue pour le toilettes puis réservent une rangée de chaises pour asseoir tous le bus. Les groupes arrivent sans discontinuer, le départ des visite est anarchique (pas de visite en Français).
Je retourne a la caisse avec mon téléphone ouvert a la main et je lui dit l’air préoccupé que je dois partir maintenant : elle me rembourse l’entrée et nous fuyons.

En cherchant le syndicat d’initiative nous tombons sur un commerçante bavarde que se propose de nous donner tous les renseignements sur la ville, elle dit que mon accent espagnol est sûrement argentin (on me l’a déjà dit, mais a part le Tango et le steak !)

L’Office du tourisme est assez difficile à trouver pour que ce soit une récompense d’y arriver. Le gars nous indique des bodegas qui se révèlent toutes fermées et lointaines c’est le vendredi d’un super pont (comme la plupart des we en Espagne).

Ceci nous permet de visiter les petites rues pendant une heure pour rien. Nous reprenons la voiture et grâce aux effets conjoints du GPS et du hasard nous arrivons a la Bodega Sandeman qui est sympa, pas du tout envahie de groupes de Touristes et il y a même une visite en français. Notre groupe se limite a 4 personnes avec un jeune couple de lille

Nous apprenons tous les secrets du mélange sur 3années ( solera et escalera) pour avoir des goûts homogènes et les différences entre seco, amontillado , Oloroso, puis on goûte les trois + un 30 ans d’age. Heureusement que nous avons pris la formule dégustation avec Tapas sinon l’estomac vide aurait produit un taux immédiat d’alcoolémie vertigineux.
Elisabeth refuse prudemment de conduire.
Une marche digestive complétée d’une chasse au hot spot nous permet d’èclaicir les idées et de découvrir la ville. Autant c’était une ruche vers 12h, autant c’est devenu Hiroshima après la bombe vers 16h. La rue est livrée à quelques chiens et touristes égarés. Les garçons de café tentent de chasser les uns et de rabattre les autres vers les tables vides. Vers 18h les autochtones réaparaissent.
Comme il n’y a rien de sympa sur booking et que les appels téléphoniques ne donnent que des prix peu intéressants, nous réservons pour une nuit un Hôtel Eurostar qui est proche mais un peu excentré. On cherchera sur place un truc sympa pour la nuit suivante.

En fait il s’agit d’un bâtiment style stalinien intégré dans les tribunes du stade olympique, on ne le trouve pas car c’est l’envers des tribunes. Il est situé dans l’île de la cartuja , il est lui même une île de béton entourée d’une mer immense de parking vides dans une Ile entourée de rivières.
Sinon l’intérieur est impeccable. Comme le hérisson qui est parait il très tendre, c’est un vrai 4* parfaitement propre , la chambre ne fait plus que 35 M2 , mais ça fait un peu « palais des congrès ».
Nous prenons la voiture pour aller visiter Séville, les quartiers nord de la veille Ville autour de Alameda sont assez craignos et a éviter en voiture : on peut passer a la limite mais surtout de pas s’arrêter, de toute façon on peut pas stationner.
Nous allons au parking centre ville et Visitons au hasard des rues, nous manquons entrer dans plusieurs bodega sympa avec patio et azulejos, pleine de locaux c’est signe que c’est un bon endroit)
Au 9 de la calle San Eloy nous découvrons le « Patio de San Eloy » qui vaut le voyage comme dirait michelin.
Les gens boivent a l’extérieur. A l’intérieur on se croirait a la bourse de new York lors du Krach de 1929. Des gens s’agitent en tous sens, derrière la corbeille (je veux dire derrière le bar) six a sept individus en chemise blanche et tablier lancent des ordres et distribuent des assiettes pleines tandis que les cambistes (je veux dire les clients) crient des commandes et repartent les mains pleins d’assiettes et de verres vers la salle.
Il Y a des tables en gradins type arènes romaines qui servent a la fois de banc et de tables et des tables en escalier. Le tout est couvert d’azulejos jusqu’au plafond.
Nous nous approchons et avons la chance incroyable de saisir une table libre en escalier.

Les garçons courent en tout sens, il faut aller commander directement au bar et revenir avec sa commande pour tenter de s’asseoir. Le garçon sert trois clients a la fois, prépare tapas et boissons, fait les additions et encaisse, le tout sans erreur et avec le sourire.

Les tapas sont variées excellentes et pas chères (ceci explique cela). C’est plutôt jeune mais aussi famille. Pour seulement 18 € on a un super repas de tapas (1 litre de bière pour moi).

Retour par les petites rues, on est un peu perdus mais grâce au sens inné de l’orientation d’Yvon + aide tom-tom sur PDA on tombe pile sur le parking
Retour paisible vers notre désert prive style bunker russe année 50 assez différent des patios andalous
Encore deux journées de blog à rattraper ca me prend jusqu'à 2h du mat mini. En fait de wifi s'arrete a 3h du mat et je vais me coucher.

De Gibraltar a Puerto Santa Maria

L’Hostal est sympa mais mal insonorisé, on entend les gens qui discutent dans le couloir ou les chambres voisines mais cela fait partie du typique local.
Au réveil descente vers la ruche que constitue le bar (lieu du petit dej) on entend de loin les exclamations des forts des halles qui parlent fort et fument comme des locomotives. Sur le bar on trouves tout pour le petit dej : gousse d’aila frotter sur le pain, huile pour faire tremper le pain et pot de rillettes pour étaler dessus.
Le garçon nous demande prudemment ce que nous comptions prendre puis nous apporte le pot de margarine de 500 g et des demis pains de deux livres en guise de tartine.

Nous visitons rapidement Algésiras qui principalement est un port pour le Maroc couvert de Hlm, nous faisons la chasse au wifi avec le PC ouvert dans la voiture et en cherchant les hot spot non sécurisés, succès relatif.
En route vers Tarifa, c’est la première fois que nous traversons, depuis Malaga, des zones sans bétonnage, c’est memes désertique sauf qq élevages e chevaux et des troupeaux de mouton.
Les collines ont couvertes de champs d’éoliennes qui poussent ici comme des champignons, il y en a plusieurs dizaines par colline, en tout on voit plus de 100 au KM. Il y aussi des systèmes de capteurs solaires assez évoluées : c’est soit des panneaux solaires orientables de 5mx 5M environ soit des réflecteurs orientables qui focalisent les rayons en un seul point.

Tarifa est une ville qui semble avoir cessé de se développer du temps d’Humphrey Bogart dans Casablanca. Les rues font années 30, on s’attend a rencontrer des espions désabusés au coin des rues le mégot au bec et les chaussures traînantes dans des espadrilles trouées.
Tarifa est tres réputé pour son vent fort et régulier et ses rouleaux qui deferlent de l’atlantique. C’est aussi le « point break » local ; on rencontre plein de surfeurs qui vivent dans leur camping car super rustique avec de vélos attachés a l’arrière. Ce sont de gens qui vivent pour la vague : pantalon baba cool, cheveux longs et souvent tenus par un bandana. Ils ont souvent des chiens : comme tous les gens qui vivent de façon précaire et sont souvent en couple avec des filles visiblement mordues de planche.
Le tout donne une ambiance assez sympa et decrontractée extrêmement loin de Marbella et du reste de la cote. Nous achetons un demi poulet rôti et des frites que nous allons manger sur la plage. Nous sommes surpris par une averse ( 2 mn ) et allons nous réfugier dans un bar de bord de plage ou le te a la mente est excellent mais la clé du wifi incertaine.

Nous marquons un arrêt à Vejer de la frontera, très joli village perché typiquement andalou avec ses patios et ses azulejos. C’est super calme et très en pente.



Nous continuons vers Cadix la belle (c’était facile mais ça fait plaisir) ville assez industrieuse, très étendue sur plusieurs isthmes couverts de voies rapides, la veille ville est assez jolie mais le parking est impossible et nous n’avons pas trop de temps. Nous nous arrêtons dans un bar pour réserver un hôtel sur booking.com : ceux de Cadiz sont assez cher allors nous prenons un truc qui a l’air sympa et pas cher sur la route de Jerez
Le bled s’appelle « el puerto de santa Maria ». Tout le monde connaît : c’est de la que sont parties les deux expéditions de Cricri Colomb en 1492 ( rappelez vous un bateaux s’appelait le Santa Maria) . On arrive dans le noir sous la pluie, le GPS a tenter de nous jeter traîtreusement a la rivière en prenant une voie non éclairée qui allait dans l’eau , les rues sont étroites et mal éclairée, le stationnement est interdit partout ... Soudain, comme la capitaine Morhange qui découvre l’Atlantide après avoir pratiquement perdu tout espoir, nous arrivons devant un magnifique monastère qui est transformé en Hôtel. Les plafonds sont a 5 mètres de haut, le cloître a été transformé en Patio Andalou, c’est une immensité de couloirs et d’escaliers dont chacun ferait un cas d’école de décoration ou un numéro spécial de « demeures et chateaux » Elisabeth mitraille a tout va, quelques photos ci-dessous peuvent donner un aperçu.



La chambre ne fait que 40M2 et la salle de bain 15M2 : a peine un deux pièce a Paris.
Le prix n’est que de 175€ la nuit en basse saison et 250 l’été. Avec Booking nous l’avons payé 60€ petit dej compris ! Une super affaire.
Le personnel et le service est comme il se doit dans 4* luxe.
Bien sur il y a piscine, solarium sur le toit et mirador a 360 ° qui permet de voir jusqu'à Cadix et Jerez.Apres un jerez seco a la cafeteria, nous allons rêver a la conquête des indes nouvelles.

jeudi 9 octobre 2008

Album photo de Grenade a Giraltar

Toutes les photos de Grenade a Gibraltar sont ici

Ronda à Gibraltar

Dans la nuit Elisabeth a cru entendre la pluie ! Phénomène inconnu depuis dix jours.
Vous remarquerez qu’on ne parle jamais du temps … puisqu’il fait toujours beau.A 780 m d’altitude c’est un peu différent.
Le petit dej très correct. On part a la conquête de la ville muni de nos bâtons de marche et de notre sac a dos (vif succès local, ils n’ont jamais vu de bâton de marche, on doit passer pour des fous)

Visite de "casa del rey moro" : jardin en mauvais état, remake palais nasride a l’échelle 1/32.

« La mine » est escalier tortueux par ou les esclaves allaient chercher l’eau au Tage. Environ 100 m de dénivelle, comme nous ne sommes pas des esclaves, que ce n’est pas éclairé en qu’en plus j ai mal au genou et qu’il faut remonter a pied : on y va pas.

Les bains maures sont en bon état, on voit bien le hamam tres chaud, la salle tempérée puis la salle froide et le vestiaire. On remonte a pied a la ville (dénivelé 70 mètres environ) les bâtons sont bien appréciés. Au détour d’une ruelle on découvre un ancien palais de milliardaire es années 50 (on peut dater à partir de la piscine). C’est une demeure somptueuse, très beau jardin, terrasse avec vue a 240° sur toutes les montagnes alentour : tour de guet avec meurtrières. On voulait juste passer mais on démarre par un moscatel, on suit par pistou (spécialité locale de légume à l’œuf) et on termine par une super tarte au citron. Le serveur est le patron qui fait sûrement ça pour entrer le château.


A notre retour vers le centre ville, les hordes de touristes ont envahi la ville, les cars ont déversé des groupes qui marches en ordre derrière leur guide (le parapluie levé sert de point de repère) Le flot des groupe se bloque dans les entrées des musées ou les carrefours étroits.

Nous partons vers Gibraltar avec l’intention d’y dormir. Le dernier village Espagnol est « La linea » ca veut dire ce que ca veut dire. Rien n’est indique sur l’acces a Gibraltar, hereusement le GPS fait fi de cette mauvaise foi. UN entrant dans Gibraltar on a l’impression de renter dans une ville en guerre et assiégée. Ca ressemble au passage de Tel avis a La bande de Gaza dans les années 70. Il y des flics partout, des barrières pour guider les voitures. Resyndrome du no Parking. Le seul se trouve à l’autre bout de Gibraltar au pied du telepherique. Montée vraiment impresionnante du 500M en 2 minutes (construit par une société Suisse en 66). L e prix de a 13 € par personne est excessif mais la concurrence inexistant. EN voyant la route d’accès on comprend qu’on a eu raison de pas prendre la voiture. Vue magnifique sur l’autre colonne d’hercule ; Tanger. La légende dit qu’’Hercule a écarté deux montages pour ouvrir le détroit : le rocher de Gibraltar d’un coté, Tanger de l’autre.


En haut c’est un ancien bastion militaire pas entretenu, ça ressemble un peu à Alcatraz.
On redescente pour visiter la ville, tout est cher. Les guides disent que les hôtels sont moches et cher. La ville est mal entretenue.
On est vraiment en UK sauf.. qu’on roule a droite, Les prix sont en Livres, les magasins ferment a 6 h . Même les marocains parlent à leur fils en Anglais dans la rue.
On décide naïvement de partir, les guides préviennent qu’il ne faut pas venir en voiture, on va comprendre pourquoi. Pour franchir la douane ce sera très difficile. Chaque fois qu’on approche, les flics nous envoient dans une avenue perpendiculaire où on croise les gens qui on déjà fait de mi tour. Au bout de l’avenue, on est dérouté sur une autre avenue perpendiculaire et ainsi de suite. En tout on ^passé une heure dans les bouchons, comme a Paris.
Je demande a la voiture d’a coté si c’est toujours ainsi il m’explique que ça dépend des jours et des moments. Si les douaniers anglais se mettent à faire du zèle il faut 1h sinon c’est 5 mN.
Comme on est crevé on s’arrête au hasard dans un hostal pour routier en bord de route : accueil sympa, déco pur andalou, chambre grande et propres. Restau intégré avec Serveur très attentionné. C’est plein de routiers et de travailleurs « losesome far from home »( dirait luky luke).
Ce soir je rattrape la rédaction de 3 jours de blogs. Elisabeth roupille dur.

Torremolinos a Ronda

Fort des bonnes résolutions prises la veille, au saut du lit, je vais voir de près la piscine de l’hôtel. Comme il y a déjà qqun qui se baigne, je ne peux plus reculer et je dois passer par la douche froide en plein air avant la piscine qui du coup me parait chaude. Je fais douze longueurs pour le prix (en gros 480m) et c’est tout guilleret que nous allons prendre le petit dej. Petit dej toujours royal, il faut chercher un garcon pour payer avant de partir mais notre bonne conscience nous oblige à la poursuivre jus qu’au paiement.

On utilise booking.com pour choisir (sans réserver) un hôtel a Marbella ( prix + position sur la carte + avis des voyageurs) l’hostal Berlin est impecc. On positione le GPS et GO !
C’est un ruban continu de béton de Torremolinos a Marbella, la nationale a été transformée en 4 voie , la bonne nouvelle c’est qu’il n’y a plus de feux rouges ni de carrefour mais un terre plein central en béton et de passerelles pour piéton au dessus. La mauvaise nouvelle c’est que les bretelles d’entrée sont simplement des stops on les voitures son arrêtées au bord de la 4 voie et qu’ils doivent s’insérer dans un flot de véhicules qui arrivent a 100 ou 120 km/h. des que j’ai compris je ne roule que sur la file de gauche. Qd vous avez un poids lourds qui demarre devant voua et rentre sur la voie ou vous roulez a 100, il vaut mieux qu’il n’ y ait personne a votre gauche.

Marbella est connue pour sa jet set mais pas pour son absence de stationnement. Il y a vraiment beaucoup de voitures. Les garages de voiture d’occasion ont des Porsches et des BMW. Nous tournons un moment avant de trouver une place qui venait de se libérer.

Le bord de mer est assez chic mais moins qu’a Benidorm, il y encore beaucoup de couples de retraités (souvent anglais). Le centre ville est vraiment très joli. La place des naranjeros est obligatoire, le jus de fruit y est à prix « marbella » soit 7 € le verre mais les churros excellents ( 5€ au lieu de 2 à Grenade).

A 14H30 les rues qui étaient très animées sont désertes. La ville est jolie mais très urbaine et peu trop « jet set ». Nous décidons de ne pas dormir ici mais d’aller directement à Ronda.
A l’ouest de Marbella on passera Puerto Banus, le coin des milliardaires, le quartier du port est réservé aux voitures qui ont un badge d’accès. Dans les autres rues. Le stationnement est interdit sauf dans des parkings souterrains.

La route de Ronda est très bien entretenue, on passe un col a 1050 m, la température descend a 14°C . C’est d’abord vert puis on traverse une zone desertique. Comme on est en décapotable Elisabeth a mis son pull, moi je fais le kakou et j’arrive frigorifié (il fait 15°c)
A Ronda syndrome du parking introuvable on traverse des petites rues avant de trouver par miracle une place près d’un SDF en voiture. On réserve avec booking.com hôtel San Francisco 35 € (le petit dej a 3 €, on lui fait répéter 2 fois 13 ou 3, en Espagnol c’est presque pareil).



On commence la Visite de la partie ancienne comme on est à 780 m d’altitude et que le temps est couvert il fait frais (j’ai mis un pull, je regrette mon blouson). Apres analyse comparative On va dîner chez Dona Pepa (comme il est dans le guide vert Michelin c’est plein de Français). L’apéro maison est offert moscatel de Malaga. On fait l’erreur de prendre une entrée pour deux : c’est super léger et pourrait servir de repas a un homme normal : croquettes de sardine, de saumon et de aubergine ? (Renseignements pris c’est des croquettes de boudin frais assaisonné. Je prends que de la queue de Taureau, je suis obligé c’est la spécialité locale et j’adore ça mais suis oblige de boire ¾ litres de vin local pour faire passer. Excellent vin de pays assez corsé et astringent. L’hôtelier nous offre le digestif manzana et ?? rouge a goût d’anis et commet l’erreur de laisser les deux bouteille sur la table. La conséquence de tout cela est une chute sans fond dans les bras de Morphée des notre arrivée a hôtel (enfin surtout moi, Elisabeth n’a presque rien bu.

Un jour de plus à Torremolinos

Au petit dej on décide de rester un jour de plus à Torremolinos.
La Plage est vraiment jolie (bien que le sable soit noir) et très calme (normalement il y ci-dessous une photo qui montre que le prochain touriste est à 10m). La plage est très en pente mais comme l’eau ne semble pas très propre nous nous abstiendrons de baigner plus haut que le mollet.
Retour a la piscine (il y a au maximum 4 personnes dans le bassin) et bain de soleil en bouquinant. Les bais de soleil en bois sont simple et astucieux : je prends plusieurs photos de détail pour refaire les mêmes a St clair.
Nous retournons déjeuner au « Velero » avec son décor andalou sur la plage.

La Ballade digestive nous entraîne sur la partie est du front de mer. C’est un autre Torremolinos composé de maisons basses dont certaines datent des années 50 avec le look « sam suffit » . C’est certainement la première extension a l’ouest du village vers la plage, elle s’étale sur 2 a 3 km et ressemble au Rosas des années 60. La partie où nous sommes à l’est est plus récente a été construite sous l’essor des promoteurs en artères perpendiculaires à l’américaine et large bord de mer à deux voies.

Nous partons visiter Mijas, joli village de montagne à l’intérieur des terres. On suit dabord la cote est on voit que depuis Malaga c’est un ruban de béton déroulé au bord de la mer. Un peu comme si on avait découpé la banlieue parisienne en pelure d’orange (en spirale) et qu’om l’avait recollé en bord de mer. Des fois c’est Neuilly (on verra Marbella ou port Banus) des fois c’est saint Denis ou la Coureneuve, des fois Antony. Il y a de tout mais c’est dense et ça suit le bord de mer comme la banlieue suit le periph.

En arrivant à Mijas, nous voulons entrer au centre, ce qui nous vaut le plaisir de parcourir des rues en sens unique ou on ne peut pas s’arrêter et on est poursuivi par un artisan local dans sa fourgonnette qui connaît par cœur et s’impatiente de votre indécision.

Apres avoir vus sans s’arrêter, on surgit a l’autre bout puis on revient pour s’apercevoir qu’il y avait de magnifiques parking gratuits en contrebas. M’enfin !
C’est un très joli village ou Elisabeth a pris 100 photos minimum avec des rues fleuries, des portails avec fer forgé et azulejos, des murs peints a la chaux,… du pur andalous.

La majorité des touristes sont venus en car des hôtels de la cote, vers 18h lorsque les cars sont partis, tout ferme.
Les jolis ânes qui tiraient des carrioles forment des pelotons pour rentrer vers leur maison, les bars rangent tables et chaises, les boutiques replient leurs étalages.

Pour voir comment c’est un décide faire les courses chez Carrefour : on prend du jambon ( Jabugo c’est le meilleur mais on commence a en avoir marre du jambon) des fruits : chirimoya fruit exotique et des pêches. Il n’y a pas de Turron ( revenir en Novembre). Dîner sur le balcon.

A 22 h un spectacle Flamenco est annoncé par voie d’affiche, on y court pensant voir des guitares, des danseuses aux robes virevoltantes et au castagnettes claquantes, des beaux hidalgo faisant des « holé ! » accompagnés de chants rythmés … en fait il y un danseur d’age respectable qui fait claquer ses talons sur un plancher au son d’une bande enregistrée. On est déçus.. on en profite pour essayer de rattraper le retard sur le blog.

lundi 6 octobre 2008

Malaga a Torremolinos

A 7h30 nous sommes réveillés par un bip bip strident type « alarme » Elisabeth pense que c’est une alarme sur le PC ou le PDA , je me lève et
 je cherche sur les deux mais ca continue. Finalement c’est l’alarme du réveil de la chambre qui fait biper la tele a tue tête. Nous le signalerons à la réception pour éviter de rev
eiller les occupant suivants. Le réceptionniste accueille la nouvelle avec « holà muy bien ! » peut être fera t-il qq. chose.Nous utilisons le wifi de la réception pour choisir notre hôtel de ce soir à Marbella.
Quand a n’a pas réservé a l’avance on passe sa soirée a chercher l’hôtel comme nous a l’alfas del pi, quand on réserve sans voir on tombe sur un hôtel moche
 comme hier a Malaga. Notre tactique consiste a choisir hôtel sur internet (on voit les photos des chambres et de la réception, l’emplacement sur la carte, les commentaires des autres voyageurs) puis une fois sur place, si de visu l’endroit nous plait, on réserve sur internet puis on y va.
Evidemment tout cela est possible en Octobre, en pleine saison c’est sûrement plus délicat.
A la réception nous faisons connaissance avec un Français (55 ans environ) qui vit a Paris et qui est venu voir sa famille a Malaga. Son arrière grand père ( paternel) est venu de haute Garonne en algerie ( Oran) vers 1860, puis a émigré a Casablanca. Sa mère était originaire de Malaga mais a vécu au Maroc. Sa famille a quitté l’algerie
 en 62 pour s’installer dans le sud de la France. Une partie de sa famille est à Malaga mais il vit à Paris. C’est un flux et reflux assez proche de celui de ma famille entre la conquête de l’Algérie vers 1860, la guerre d’Espagne et l’indépendance
 de l’Algérie qui ont transplanté des familles entières entre une rives et l’autres de la méditerranée. Nous prenons la route pour Marbella en suivant la cote. Toujours une urbanisation galopante, nous faisons une petite escale a Torremolinos (il y avait des moulins sur des tours, il n’en reste qu’une mais elle est impressionnante). La réputation de Torremolinos tient a deux thèmes : C’était vers 1980 un lieu de rencontre réputé pour les messieurs qui aiment les messieurs c’est un exemple de bétonnage de la cote.Pour le premier thème e nous n’avons pas investigue le sujet bien qu’on y rencontre souvent des couples de messieurs en vacances (mais infiniment moins que de couples de retraités surtout Anglais). Pour le bétonnage c’est sincèrement moins pire que Benidorm ou les hôtels font 50 étages et sont plantés tous les 50 mètres sur 6 km. Je dirais même que c’est sympa et aéré, les hôtels font certes 6 à 8 étages mais ils sont espacés de jardins et de piscines, le bord de mer est large et la plage fait bien 50m de profondeur. L’endroit semble plaire a Elisabeth, appliquant une technique féminine de suggestion bien connue, elle dit innocemment : » on pourrait se poser un jour au bord de la plage ». Illico nous repérons sur internet les appartements Bajondillos face a nous et en bord de mer, ils offrent un prix canon a 39€
 la nuit ss petit dej. Le parking privé est sympa et plein de place, la réception est typiquement locale : azulejos, fers forgés, balustrades, portes en arcs. Le réceptionniste nous propose la chambre a 59 €, nous lui signalons qu’elle est a 39€ sur Booking.com , mais il ne peut pas faire ce prix. Si nous nous asseyons a la réception et que nous réservons sur internet a 39€ il nous fais ce prix. Ce ne nous faisons. C’est instantané : a peine le OK fait sur le PC, le fax de réservation est arrivé a hôtel Comme le réceptionniste est un peu vexé qd même , on a une chambre qui est seulement au premier étage et on ne pourrais voir la mer que derrière un palmier qui s’est magnifiquement développé.
Plage et piscine de hôtel ( au moins 40m de long )Nous déjeunons dans un bar en ( très) dur sur la plage super décoré avec arcades en briques, fer forgé, fontaine,.. du pur andalou.

Apres la sieste ( le repas était arrosé) nous montons vers la veille ville, c’est un large escalier bordé de commerces en tout genre , comme c’est dimanche beaucoup sont fermés. La veille ville ( disons ancienne) est sympa mais hyper orienté tourisme, l’été ce doit être intenable de boutiques et de foule dans les rues piétonnes. Dîner au restaurant de l’hôtel , le maître hôtel est très sympa ( certainement du type premier thème de Torremolinos) et très attentif a nos remarques : par exemple des frites avec un vol au vent de saumon et lotte ( c’est un belge ceci explique cela). Au moment de payer son appareil refuse toutes nos cartes bleues, nous lui proposons de d’aller de la monnaie au distributeur le plus proche et partons sans payer avec un « ne vous inquiétez pas ». Nous avons beaucoup de mal a trouver le distributeur et revenons assez longtemps après, il était peut être inquiet mais ne l’a pas fait paraître.
Dodo direct.

Grenade a Malaga

Apres la journée d'hier et les tapas du soir (Elisabeth a refusé de boire son dernier moscatel, j'ai du m'en occuper) la nuit a été sereine. Dés qu'on reste deux jours à l'hôtel on a tendance à s’installer, le départ tient donc du déménagement et de la fuite devant l'orage Apparemment on n'a rien oublié.
La voiture est toujours juste devant la porte mais couverte de poussière. Le bagagiste demande l'air inquiet "su coche es cerca ? ( trad : votre voiture est proche ? car il a peur de marcher 200M ) on lui dit l'air décontracté : "juste la devant" il est impressionné.
Pour se mettre en version décapotable, mon bagage passe sur la banquette arrière, et c'est parti !
Au bout d'un Km Elisabeth veut fermer le toit : soi disant il fait 14°c, on s'arrête et on ferme : c'est vrai que c'est moins pole nord. Nous traversons une zone de paysages typiques : cailloux collines et qq. arbrisseaux
Nous nous arrêtons à Solobrina un village qui a gardé son caractére et ses habitants d'origine mais pas mal de touristes.
Une taverne super typique avec de jambons au plafond et une déco pure andalous (fer forgé, tonneaux, chapeaux) nous attire. Nous démarrons par des "callos" (tripes andalouses) qui sont excellentes accompagnées de "vino de la zona". Le patron, assez âgé, semble en mauvais état, il est assis dan un coin, se lève et marche avec difficulté puis retourne dans son coin.
Il n'y a personne dans le resto, nous saurons peut être pourquoi plus tard.
Nous félicitons le cuisinier qui nous regarde pour ses "callos", il est très content, et nous lui commandons des "boquerones a la plancha" que nous attendons avec impatience.
Hélas les boqerones sentent le "pas frais du tout " et la première bouchée que je tente à un goût a éviter. Je demande l'addition au garçon qui accourt d'un air inquiet "que passa ?", on lui montre les plats, il repart avec à la cuisine. L'honneur hidalgo a été froissé (c’est indéfroissable) il nous présente l'adition sans compter les boquerones (l’honneur est sauf !) nous payons et partons.

Nous marquons une pause dans un village qui est le "balcon de l'Europe" ( la communauté Européenne a financé pas mal de choses par ici soit disant parce que c'était sous développé mais surtout par ce que les espagnols se sont bien placés dans les instances européennes
Nous voyons seulement une urbanisation intensive avec quelque jolies maisons basses ou les propriétaires on utilisé la moindre opportunité de mettre des "azulejos" : contremarches, base des murs, balcons. c'est agrémenté avec du fer forgé a foison. C'est assez joli mais c'est comme les churros au chocolat , il ne faut pas en abuser.

Nous arrivons à Malaga, l'hôtel qui paraissait super sur internet est assez moche, les chambres sont modernes mais petites et la notre donne sur la cour (le mur d'en face est à trois metres).
Nous sommes dans le quartier du port : quelques femmes seules attendent le prince charmant au coin des rues, des magasins aux vitres opaques ont des grands X sur la vitrine.
Le plan de Malaga est assez simple: en face du port la veille ville avec un passeo hyper ringard qui n'a pas changé depuis 1870 . A gauche, juste après le pont, c'est brusquement une urbanisation moderne de bâtiments construits depuis les années 70 à nos jours. A droite du Paseo une prolongation de Rambla très belle avec des rangées de palmier, des jardins publics et des bouquinistes.

Le coeur de la veille ville est la "calle Larios" , les champs elysées de malaga qui va du passéo a la place de la constitucion. comme c'est samedi soir le "malaguens" parcourent inlassablement la rue ils sont habillés très chic , comme on le fait pour sortir le soir dans les pays du sud, ils saluent les amis et connaissance. Les jeunes et très jeunes (a partir de 13, 14 ans) sont plutôt attroupés près du paseo, les plus aisés (qui sont quelquefois moins jeunes et plus fatigués) sont assis au terrasses des cafés chics. La rue est parsemée de marchands d'amendes qui ont l'air d'apporter les produits directement de la "huerta" dans la montagne. On y trouve aussi des gens qui font le spectacle, comme un qui est entièrement recouvert de papier journal y compris son visage et son chapeau, il a coté un fauteuil recouvert de papier journal, les touristes s'assoient sur le fauteuil pour la photo et lui donnent une pièce.


De retour vers l'hôtel, Elisabeth sent un frôlement sur son sac a dos et un garçon équivoque qui la collait de près se met a nous insulter et nous dépasse en gesticulant. qd je lui demande ce qui va pas , il me fait un geste obscène de la longueur du bras et dit "comme ça" , l'interprétation du sens est libre.
A l'hôtel et dodo.

vendredi 3 octobre 2008

Un jour a Grenade

Aujourd’hui journée de repos le matin avant d’aller a l’Alhambra.
Petit dej princier a l’hôtel puis traîner au lit.
J’en profite pour tordre le cou a blogspot, il refuse d’insérer les images dans le texte et les place toujours en début de texte. Je vais faire un gabarit word que j’importerai en HTML dans le blog –
Raté la techno m’a tenu en echec mais je l’aurai !
Nous allons voir la piscine magnifique (20m ) comme il n’est que 10h et que le soleil est encore doux nous nous contentons de bouquiner dans les bains de soleil. Vers 11h encouragé par un autre baigneur téméraire quoique Français je me jette a l’eau. Piscine super clean , personne dans l’eau, idéal pour faire des longueurs sur l’eau et sous l’eau ( Elisabeth dit que j’éclabousse beaucoup !)


Il est 12h45 nous partons vers l’alhambra équipés au mental comme au physique comme pour attaquer l’Everest : basquets, sac a dos avec guide vert et routard .
Nous profitons de notre forme olympique pour … prendre le bus .
Néanmoins on imaginait d’y aller a pied, on n’a pas regretté de prendre le bus vu la pente et la distance.
Certes l’attente dur 20 mn ( c’est « normal gaussien » il en passe toute les 35 minutes).

Le guichet d’entrée tient du camp de base pour l’Anapurna et de l’embarcadère de l’ »Exodus ». Les cars ont déversé des hordes de touristes ; certains sont munis de billets et tentent de rentrer avant 14 h d’autres font la queue pour avoir le billet qui permet d’attendre qu’il soit 14 h.
Je vous dis pas ce que ce doit être en juillet Aout.
Sinon c’est super organisé, nous avons réservé la veille sur internet – en pleine saison il faut réserver entre une semaine et deux mois a l’avance. L’Alhambra ne délivre que 4000 entrées par jour : 2000 le matin 2000 a 14h ( nous sommes le 492). En arivant nous nous rendons a une machine automatique qui au vu de notre carte bleue nous imprime deux tickets : simple et rapide.
A 13h45 la file d’attente se forme puis enfle démesurément : enfin le barrage est ouvert, le flots de touriste se rue dans les jardins tel les torrents de Ein Gediv dans le désert ( ce sont près de la mer morte des torrents et une cascade qui se jette dans le désert)
Nous attendons un peu et rentrons a 14h : c’est devenu très calme.
Les jardins sont magnifiques, l’eau est partout . une source (ou plusieurs) alimente les jardins et les fontaines en cascade et au cours de la promenade on découvre une ribanbelle de bassins des vergers et des fontaines. Etant donné que ces jardins ont été créés vers 1300 et évolué sans cesse il est difficile de savoir si cela ressemble a ce que c’etait a l’origine, mais c’est un petit paradis d’eau et d’ombre.
Quelques photos peuvent tenter de donner une idée mais je vous conseille de venir sur place.


En revenant des jardins nous rencontrons une veille dame qui pousse seule son fauteuil roulant ( !) c’est une mexicaine veuve depuis 5ans qui voyage en europe un a deux mois par an ( elle a bien 65 ans). Elle est diplômée de psychologie et travaille dans des chaînes d’hôtels mexicains. Elle réserve ses hôtels et ses vols par internet qu’elle maitrise bien (si si ). Elle a visité cette année Paris, la Normandie, les chateaux de la loire puis le pays basque espagnol ou elle s’est abimée le genou ( d’ou le fauteuil).
Nous la poussons dans son fauteuil jusqu’au palais de Charles Quint ou nous nous séparons après avoir échangé nos mails, si nous allons au mexique , elle nous obtiendra des tarifs canon dans sa chaîne d’hôtel ( il faut pas croire les journaux dit elle c’est tres calme la bas).


Le Palais de Charles quint c’est le témoin de la fin de la grandeur espagnole de Charles V: architecture pure et classique : un cercle (représentant le divin) inscrit dans un carré ( représentant l’homme) mais .. les colonnes du premier ne sont pas en marbre mais dans une sorte d’aggloméré de cailloux et de béton, les sols en brique et le dôme qui devait le couvrir n’a pas encore été construit.
L’extérieur rappelle les palais Florentins avec ses bossages et ses pierres de taille piquetées c’est grandiose, classique, noble .. mais démuni.
Au premier étage l’expo des beaux arts représente la parabole des arts. Du moyen age au 19 siècle les techniques s’affirment, les perspectives sont maîtrisées, les émotions rendus avec grâce .. la peinture et la sculpture atteignent de galerie en galerie des sommets. A partir du début du 20 siecle les tableaux deviennent des figures simples avec un minimum de couleurs, la technique et le savoir faire ont disparu, il manque en tableau final un Klein tout bleu.
La parabole des arts est retombée ( était - ce balistique ?)
Au rez de chaussée une expo des « arts modernes » achève le tableau , le titre devrait etre « au secours fuyons la techno » ou comment utiliser des technologies sophistiquées (image 3D laser ) image de synthèse pour que la forme masque le fait qu’il n’y a pas de contenu. Aucune émotion voire des scenes 3 D qui ne parle que de malaise et de torture … Bref nous sommes vraiment prêts pour apprécier maintenant les bautés des palais Nasrides ( le contraste du laid fait ressortir le beau)

Petite pause a l’ombre ( il est 16 h30 et nous marchons depuis 14h) et rafraîchissement + Kit& Kat ( rien mangé depuis le petit dej)
Nous visitons l’Alcazaba qui est plutôt un ensemble de ruines mais qui offre des vues magnifiques sur Grenade.
Avec notre ticket nous savons que nous devons nous présenter a 18 h aux palais Nasrides, les entrées sont programmées par groupe toutes les 30 mn.
Enfin a 18h 15 nous attaquons l’entrée des palais Nasride ( apres le phénomène habituel de file d’attente qui enfle puis se rue) Nous entrons les derniers de façon a ne pas etre bousculés dans les salles
Les palais sont vraiment magnifiques et comme dirait michelin « valent le voyage »
Le pemier Palais ( Mexuar) date de 1300 ., il est doté d’azulejos anciens et simples mais de plafonds et de stuc très travaillés onpasse ensuite au palais du comares et aux patios des lions. Au fur et a mesure que l’on avance dans ces palais et dans le temps on découvre une maitrise extraordinaire de l’art et des techniques le patio des lions comme architecture et les salle des ambassadeurs sont vraiment l’illustration d’une technique remarquable et représentative d’un empire a son sommet. La maitrise de l’espace, l’harmonie des dimensions, l’intimité de la lumière de l’ombre et de l’eau sont vraiment le témoignage d’un art de vivre abouti.
Dans les deux dernier palais l’eau est présente dans toutes les pièces sous forme de fontaine centrale ou de rigole.
En sortant nous achetons a la bibliothèque un tres beau livre sur les arts islamiques.
La descente vers Grenade est très en pente. On arrive dans une rue piétonne qui comporte 3 fabricants de guitare et de nombreux marchands de souvenir. Pour illustrer le principe qui veut que l’emplacement soit l’élément clé du commerce ou notre caractère de blaireau : nous achetons tout dans la premiere boutique et rien ailleurs ; des robes andalouse pour les filles ( made in china , pas cher) une echarpe pour gaelle que Elisabeth s’attribue d’emblée ( il fait frais) une autre echarpe ( certainement pour gaelle)
Nous prenons des tapas dans un excellent bar typique bodega castagneda frequenté par les loacaux et visiblement spécialisé en tapas ( des qu’on commande a boire on a des tapas avec )
Le quartier derrière la plaza nueva est tres animé voire cosmopolite : des jeunes et des étudiants mais aussi ders SDF avec chiens et meme un gas qui cherche forcer une niche dans un portail d’église mais s’en va dépité après son échec.
Nous tenons absolument a aller a un bar a tapas recommandé dans tous les guides Casa enrique , c’est bondé , quelconque et il n’y a pas de tapas avec les boissons
Retour en bus et dodo – on a marché de 14h a 22 h ( avec qq arrets)

jeudi 2 octobre 2008

De Mojacar a Granada

J’ai dormi comme un caillou.
Aujourdh’ui blog en style télégraphique au menu !

Les marteaux piqueurs qui devaient redémarrer a 8H 30 ont en fait démarré gaillardement dès 8h00, c’est un bruit d’enfer auquel on finit par ne plus preter attention.
A 8h30 précises le petit déjeuner est servi sur la terrasse avec vue sur la mer au loin.
Nous avons réservé par Internet un hôtel pour 2 jours a Grenade en utilisant Booking.com
Un 4 etoiles pour 60 € la nuit § mais sans petit dej et a la limite de la ville.
Nous nous arrêtons a Sorbas ou nous discutons avec un retraité ( anti clérical notoire) qui a travaillé en France et en Allemagne et vit depuis 40 ans a Sorbas ( il a 75 ans mais en pleine Forme) Nous marquons un arrêt a Tabernas , la place centrale est charmante et représentative le l’art de vivre andalou au 19 siècle. Un passage rapide sans entrer dans un des mini holliwood ( il y en a au moins 4 dans le coin).

Arrivée a GUADIX


Apres avoir cherché a manger a Guadix ou tout est fermé au presque, nous trouvons sur l’autovia qui va a grenade un super Restau type « routier » ou pour 8, 5 € nous avons un super menu gaspacho Andaluz excellent, très bon calamar a la plancha + dessert + boisson !
Le restau est super organisé : commande sur PDA, brigade de serveur qui apportent les plat sans attente, paiement en sortant.
L’hotel de Grenade est conforme a la promesse 4 * tout neuf, design super classe, robinetterie hors de prix dans la salle de bain, salons impeccable. Comme la parking est payant nous nous garons simplement devant l’hotel ( il n’y a que deus places de parking.
Nous prenons le bus pour aller a Grenade ( pour 1,2 €) et visitons la cathédrale, la veille ville et le quartier Arabe.

Le coeur de la Cathedrale



Bien sur nous avons goûté les « churros » qui n’ont rien a voir avec ceux de Paris et pris un diner leger de tapas pour 6,6 € , la nourriture n’est vraiment pas chère ici !

UN oranger dans la ville ( Maxime le Forestier)

Demain L’alhambra, nous avons réservé sur internet avec le Wifi de l’hotel.

L'alhambra vue d'en bas

mercredi 1 octobre 2008

de l'Alfas del PI a Mojacar






Se réveiller avec le bruit de la mer est toujours agréable. L’hôtel est en surplomb en haut d’un colline qui domine la ville et on a de la fenêtre de la chambre une vue magnifique sur toute la baie jusqu'à Calpe.

La plage et le Tai- CHI
Les plagistes sont déjà en train de mettre en place les bains de soleil des 8h du matin. On entend soudain une sorte de musique chinoise sur la plage, il s’agit d’une monitrice qui fait des mouvements de taichi (la gym chinoise) sur la promenade du front de mer et les gens du coin qui le souhaitent vienne faire les mêmes mouvements. Elle fait ses mouvements pendant plus d’une heure et des adeptes se relaient pour leur gym matinale. C’est assez sympa c’est ouvert à tous et certainement une animation organisée par la mairie. C’est une activité bien ciblée pour les plus de 60 ans qui semblent assez nombreux a résider dans le coin. J’en profite pour copier quelques mouvements d’étirements a partir de ma fenêtre.
Finalement dans les années soixante on faisait de la gymnastique Suédoise ( dite volontaire, on est pas la pour rigoler ) qui était basée sur des mouvements réguliers et musculateurs ( trois séries de 10 mouvements a chaque fois) l’idée était que l’esprit impose au corps sas volonté , c’est la maîtrise du physique par le mental . C’est a la fois stackanoviste et judeo chretien : il faut souffrir pour être beau et se purifier par l’effort ( la flagellation volontaire n’est plus tres loin).
Ensuite dans les années 80 c’etait l’Aerobic , un vent d’ouest venu d’Amérique ou on se muscle en gardant le sourire « colgate » au rythme du disco. C’est la philosophie US du type « c’est un plaisir de bosser un max » on sourit en transpirant mais on en fait un max qd même : la première demi heure c’est juste l’échauffement. On a passé le coté stacka par le plaisir de la danse mais on n’a pas fini d’exsuder ses péchés.
Enfin depuis 2000 un nouveau vent d’est ( comme dirait Pearl Buck, une chinoise mariée a un américain qui raconte dans « vent d’est vent d’ouest » le mélange des deux cultures) souffle les modes, le taichi est une gymnastique « douce » qui n’est pas basée sur l’effort et la musculation mais sur les étirements, le contrôle de la respiration et la symbiose entre le corps et la nature , il faut utiliser l’énergie qui vient du ciel comme celle qui vient de la terre. Le corps a ses raisons que la raison ignore ( ce n’est pas de moi mais de Benoite Groult je crois), le souffle du corps et ses flux doivent être en harmonie avec les forces de la nature.
La boucle est bouclée.
Nous allons prendre le petit déjeuner dans la salle a manger, elle s’ouvre sur une terrasse avec piscine ( six mètres sur quatre : c’est juste pour se rafraîchir pas pour faire des longueurs). Comme l’air est un peu frais Elisabeth préfère prendre le petit dej a l’intérieur. Une sorte de perroquet siffle l’air du pont de la riviere KWAI a tue tete. Et surprise , le petit déjeuner est servi par le garçon qui faisait office hier soir de barman, de receptionniste et de gardien de nuit. Je lui demande s’il lui arrive de dormir, il me répond qu’il travaille tous les jours de la semaine. Pas étonnant qu’il ait l’air déprimé. il porte une sorte de T shirt « université de californie » avec une chemise a carreau de bûcheron ouverte par-dessus, des baskets pas très propres de marque inconnue et un jean qui tirebouchonne. Pas vraiment le look Palace.
Avec du personnel aussi présent, la direction peut préserver ses marges. Dailleurs c’est lui qui encaissera le prix du séjour, il fait aussi office de caissier.
Le bord de mer est assez charmant, c’est une large allée d’environ 15 metres de large avec une rangée de palmiers sur chaque bord, le dallage est en marbre blanc et grenat avec de motifs géométriques comme on trouve joliment dans le coin. A 9 heures c’est le défilé classique des sportifs du troisième age (50 a 70 ans voire plus) en marche, en courant , avec ou sans bâtons
de marche voire a vélo pour certains. Quand on vieillit la chose la plus importante qu’on aie a gérer pour profiter du temps qui vous reste a vivre c’est la santé. Comme en plus on a généralement du temps, la plupart des gens d’un certain age (ou au moins ceux qui ont fait ce raisonnement) utilisent une part significative leur temps libre a faire du sport et de préférence le matin.
Nous marchons d’un bon pas jusqu’au bout de la « rambla ». Les trois cent premiers metres c’est une suite continue de restaurants et de bars , puis après un vaste camping en bord de mer qui a semblè arreter le rythme de l’urbanisation intensive, la route de rétrécit et apparaissent des baraquements de restaurant voire des terrains vagues( si si en front de mer !) puis la belle « rambla » en marbre coloré disparaît pour laisser place a un vulgaire trottoir puis un bas coté qui se poursuit en galets jusqu’a la mer.
Fin de Miami, c’est devenu la Ciotat.

Les villes champignon
Nous prenons la route vers Mojacar, muni de la carte Michelin, du GPS de la voiture et de mon GPS Tomtom sur mon telephone PDA ( il est censé signaler les radars que celui de la voiture ne signale pas.
Nous partons en position décapotable ( il faut finalement mettre mon gros sac de vetements sur la banquette arriere afin de tout pouvoir caser dans le coffre en position « toit replié »
Avant de partir j’ai demandé au gardien-receptioniste-barman-caissier s’il y avait du wifi dans le coin, il m’a regardé d’un air sceptique, comme si j’avais demandé des figues fraiches a un esquimau, et apres 3 secondes de profonde réflexion et une mimique de douleur m’a dit « je ne crois pas ». On verra plus tard pour mettre le blog a jour et reserver l’hotel de ce soir.

Nous passons au supermarché du coin pour faire les courses pour manger en route, c’est un supermarché tout neuf, les sols de marbres sont brillants, les rayons impeccables, il a sûrement été inauguré la semaine derniere ! Nous achetons un assortiment de produits de charcuterie locale ( jambon , lomo, chorisso et saucisson) des fruits locaux ( des poires bizarres jaunes et régulières comme faites au moule et des pêches plus grosses que des boules de pétanque lyonnaise ( c’est dire). Je trouve des gateaux locaux aux « cheveux d’anges » comme j’en achetais il y a quarante ans a La Nucia et qu’on ne trouve pas ailleurs.
Apres avoir contourné Alicante par la nationale 332 et l’autovia nous entrons dans une zone qui d’après la carte ne comporte pas d’agglomération. En fait c’est une zone continue qui fait environ 70 km d’urbanisation nouvelles , a gauche de la route les maisons et les immeubles a droite de la route les zones industrielles.
Les maisons sont construite par pack de 30 a 50 toutes identiques. C’est exactement quand vous achetez 24 yaourts au supermarché , ils sont tous identiques et sont fixés par le dessus.
Les packs de maisons sont toutes identiques et reliées par des rues au cordeau.
Il y a 50 maisons bleues puis 15 immeubles ocres puis 70 maisons jaunes, le lego se poursuit a perte de vue sur les collines et le long de la route. On a l’impression que tout est neuf et date de l’an dernier. Ce sentiment est renforcé par le fait que quand on progresse vers le sud on voit des trains de deux a trois cent mètres d’immeubles en construction, puis des urbanisations en cours sur plusieurs hectares. Les trottoirs tous neuf sont prets a etre posés. C’est vraiment impressionnant de voir cette expansion et cette création d’agglomérations a partir du desert.







les maisons en "packs"



Les chantiers au KM





Pour voir cela de près , nous allons pique niquer au bord de la mer. La greve est faite de roches qui se jettent dans la mer, on voit que c’etait un desert inhospitalier et sauvage qui a été urbanisé a grande vitesse. La ou nous sommes arrété il y a pléthore d’immeubles mais pas ame qui vive dans les rues, c’est certainement plein l’été , en fin septembre nous voyons juste passer deux couples d’anglais assez bizarres ( juste pour faire un pléonasme) un jogger et un cycliste. Deux pêcheurs au loin sur les rochers.
Nous bifurquons ensuite sur la droite pour prendre l’autoroute, c’est un changement radical de décor. Les premiers 80 km il n’ y a aucune agglomération ni station service, c’est le ruban d’autoroute dans le désert, ensuite nous entrons dans une zone de serres , toutes les vallées sont couvertes de serres a perte de vue, une photo ci-joint essaie de rendre compte de ce paysage étonnant.
Le GPS de la voiture ne connaît pas cette autoroute qui semble toute neuve, il erre lamentablement dans le bleu sans etre capable d’indiquer la distance ni le délai a parcourir, le Tom tom du PDA est mieux informé et suit le mouvement, Elisabeth suit sur la carte et maîtrise la situation.
En 150 km nous avons vu environ 6 voitures dans notre sens ! c’est dire si la situation est tranquille et le bouchon parisien bien lointain. Il suffit de mettre le régulateur a 120 ( c’est la vitesse sur auroroute ici) pas de coup de frein ou de volant dus a des poids lourds qui déboîtent ou des chauffards qui vous collent aux fesses.

Mojacar – une ile anglaise












Nous arrivons tranquillement a Mojacar, un village perché plein d’anglais. Le routard conseille 3 hotels , l’un est visiblement fermé en octobre, l’autre lorsque je lui téléphone est espagnol me repond « could you repeat please » : il ne parle qu’anglais. La pension Torreon est un hostal assez surprenant : une pièce centrale avec un plafond a 6 metres de haut , une sorte de patio couvert, qui donne sur une terrasse avec une vue magnifique sur la baie au loin. Le bacon est couvert de bougainvilliers en fleur. Autour du Patio cinq chambres. La maison datant semble t il de 1700 , tous les sols ne sont ni plans ni horizontaux et les salles de bain et WC sont visiblement des technologies rapportées.
Le patron est un Anglais d’environ 50 ans qui ressemble a Phil Collins. Comme en fait il n’y a personne d’autre ce soir la a l’hostal nous avons bénéficié non d’une chambre mais d’un suite avec patio et terrasse.
Près de la voiture nous lions connaissance avec un autochtone qui nous apprend que des Anglais habitent le village de façon permanente depuis 40 ans et que certains y tiennent des commerces , des hôtels et des restaurants. Ceci m’a été confirmé par le sosie de phill collins : vers 1960 , certains locaux ont quitté le village pour trouver du travail ailleurs, il a eu de nombreuses maisons a vendre ou a louer, les premiers Anglais se sont installés attirés par le climat et le site puis une communauté s’est créée , comportant notamment des artistes et des peintres.
Nous avions l’intention de faire un repas de tapas , nous nous sommes dirigés vers un bar de tapas qui avait une liste impressionnante de tapas a l’exterieur, qd nous avons voulu commander , la serveuse nous a entrainé a l’intérieur et nous a présenté le choix disponible : 4 en tout : aubergines, champignon saucisse et boudin. Eblouis par un tel choix nous nous sommes contentés de aubergine et champignon en nous disant que cela allait être juste l’apéro.
L’addition avec les boissons n’a coûté que 4 € et nous sommes partis manger a « Jamon Jamon » un restau que nous avions reperé.
Apres avoir attendu en vain le serveur nous n’avions plus faim et sommes finalement aller nous coucher.
Je me suis attaqué a la rédaction du blog et je n’ai fait que la journée d’aujourdh’ui, je n’ai que deux jours de retard a rattraper, il va falloir changer de volubilité sinon je n’y arriverai jamais.

Avant le départ

UN voyage , ca se prépare !

on a donc acheté le guide Michelin - special Andalousie ( pas le tout Espagne eh non !) pour la qualité et la précision des informations et de l'histoire de la région. On a aussi acheté le Routard ( Andalousie oui oui ) pour les bonnes adresses de restau et d'Hotel et le coté débrouillard ( on est Francais ou on ne l'est pas) . Enfin Elisabeth est allée sur divers Forum ou elle a échangé avec Stéphane et Alex qui ont un site qui raconte leur
voyages,(http://vacancesstephalex.free.fr/Espagne.htm) ... ce qui nous a donné l'idée de faire ce blog.
Jerome Fougerat , un copain CPA m'a conseillé de lire les aventures du capitaine Alatriste ( de Reverte) qui se passe en andalousie au XVI siecle, je sui allé a la librairie du Pavé du canal, j'ai achété les tomes I a IV en livre de poche et j'ai déja lu la moitié du tome I.

Les bagages
Bien sur on a décidé d'emporter le minimum de choses dans la voiture ( pour laisser de la place pour tout ce qu'on va rapporter). Les bonne sintentions sont constatées, on verra le jour du départ les mm3 encore disponibles dans le coffre.
Normalement c'est un sac de vetement chacun . Il fait encore beau mais il arrive qu'il pleuve ou que les nuits soient fraiches. Il Y aura bien sur un sac de chaussures + un grand sac de "divers" plus .....
un sac pour les bouquins : 4 tomes de capitaine Alatriste plus guides vert et du routard pet huit bouquins de la mediateque, je pense qu'on va etre a court, mais on achetera sur place !

En ce qui concerne les bagages nous avons décidé au petit dej du samedi d'appliquer la methode bonnes résolution plus preuve par neuf. Donc dès aujourdh'ui Samedi nous preparons nos bagages et nous verifions que tout rentre dans le coffre en mode décapotable. Dans la volvo C70 si on est en mode décapotable le coffre est réduit afin d'y faire rentrer le toit rigide.

Voila le résultat ...
c'est juste ( les battons de marche et la malette du PC sont dessous !


Pour l'itinéraire...
, le guide Michelin est tres clair : vous prenez tous les bled "vaut le voyage" ce qui signifie que si vous etes a 1000 Km ca vaut le cout dy aller rien que pour ca , il y en a Cinq : Seville, Grenade, Cordoba et trois "parque Nacional" . Ensuite , une fois sur place puisque vous avez fait le voyage il y a les sites "merite un détour" ( ce qui signifie que si vous etes a 50 ou 100 km de la , ca merite le détour , il n' y en a que dix sept ! Ensuite il y a les sites "interessant" , il ne sont que quarante neuf ! J'ai lu la page de Mojacar c'est bun petit village charmant, on a absolument envie d'y aller mais il est seulement "interessant". Ensuite il reste bien sur "les autres sites décrits dans ce guide ".
Bref l'information est surrabondante, nous sommes bien loin de Réné Caillé ( il parait qu'il était laid) le premier Européen a entrer dans la ville musulmane de Tombouctou il n'avait ni Routard ni plan de la Medina, il est vrai aussi que nous ne sommes pas les premiers a débarquer en Andalousie et que notre modeste venue contribue de facon infime a alimenter le torrent des touristes qui irriguent la premiere industrie locale, je veux parler du tourisme. A défaut du ruissellement naturel de l'eau si rare dans ces contrées.

La question de l'itinéraire est donc complexe et par consequent ne sera pas résolue.

Elisabeth me dit " il faudrait faire notre itinéraire", apres avoir passé deux heures sur le guide vert, elle relève la tete et declare :" il faudrait un mois pour tout visiter, on verra sur place" . Sage décision très Francaise. Nos amis Allemands ou suisses ( ou tels qu'on les imagine) auraient planifié un itinéraire minimisant les Km parcourus, tenant compte des heures d'ouverture et de fermeture des sites a visiter, et des dates et horaires des fetes locales. Pour notre part nous irons le nez au vent, riches de tout ce que nous aurons lu dans les guides mais pret a saisir les opportunités et surtout a agir suivant notre humeur. Nous autres latins avont horreur de ce qui est organisé ( pendant les vacances) car cela nous contraint et limite notre chère liberté. Dans le boulot nous avons completement appris des anglo saxons et nous troquons notre beret et notre baguette de pain contre notre planning et nos "check list".